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REGISTRES DU BUREAU
[i553J
j'avoys escript à Monsr le Connestable pour vous y ayder, vous priant poursuivre vivement la mesme pu­blication desd, lettres à la Chambre des Comptes et Generaulx aud. Paris, puisque qu'il ne demeure plus que cela derriere qui empesche que l'on ne com­mancé lad. fortiffication, à laquelle je vous prye ne faire mettre la main que ne m'en ayez adverty affin que je vous envoyé l'ingénieur.
n Ce sera l'endroict, Mess", auquel je supplie le Createur vous avoir en sa garde.
"De Chastillon'1', ce xvi0 jour de Mars 1552. " Vostre bon amy,
Chastillon."
Et au doz est escript :
A Mess" les Prevost des Marchans et Eschevins de Paris. Reçue le xvnic de Mars oud. an.
CCX1V.— Lettres de par la Ville au Roy.
l& mars 1553. (B Fol. 112 v°.)
Sire,
publiéez en toutes voz Cours souveraines ausquelles elles sont addressées. La publication en fut faicte en la Court de Parlement, lundi dernier; ce jourd'huy elle a esté faicte en vostre Chambre des Comptes ; nous esperons que mercredi elle se fera en vostre Court des Aydes. Si ainsy est, le landemain l'on commancera à faire la cotisation en la plus grande doulceur et hon-nesteté que fere se pourra.
"Sire, nous prions nostre Createur vous donner sa grace, et en santé trés longue et trés heureuse vye.
"A Paris, le xvme jour de Mars i552."
"Nous avons receu la lettre, laquelle il vous a pleu nous rescripre, donné à Annet le xive jour de ce moys f2', à laquelle ne vous pouvons faire autre res­ponce, sinon que nous faisons tout ce qu'il nous est possible à nous faire jusques à present, et esperons de continuer de myeulx en myeulx à l'advenir, avec l'ayde de Dieu, tout ce qu'il vous a pleu nous com­mander.
" Nous ne pouvons plus tost nous avancer el faire d'avantaige jusques à ce que voz lettres ayent esté
CCXV. — Lettres escriptes de par la Ville à Monseigneur le Connestable.
18 mars 1553. (B Fol. 1 i3 r°.)
Monseigneur,
"Il a pleu au Roy nous escripre unes [lettres] du xivc de ce moys'*2', affin de diligenter ce qu'il luy a pleu ordonner et nous commander touchant le faict de la fortiffication de ceste ville, à laquelle nous faisons responce, laquelle pensons qu'il trou­vera raisonnable.
Ce neantmoings, nous vous supplions trés hum­blement vouloir entendre à ce que par vostre moyen le Roy l'entende et congnoisse ainsy que de nostre part nous avons faict et faisons tout ce que le Roy pourroit désirer estre faict pour son service. Mais la publication des lettres n'a esté faicte que lundy à la Court de Parlement, ce jour d'huy à la Chambre des Comptes, et mercredy pour le plutost à la Court
des Aydes : [ce qui] nous a grandement retardez ; si esse que estoit chose qui ne pouvoit ne debvoit estre obmise pour la grandeur et importance d'un tel affaire et pour le faict qu'elle peult avoir.
Ce pendant nous faisons tous les preparatifz pour parvenir à l'execution de la volunté du Roy, si tost que la publication aura esté faicte partout; et esperons que l'on pourra commancer jeudi pro­chain, xxiue de ce moys, dont vous serez inconti­nent adverty touchant la descriplion des cens et rentes. Nostre Greffier est après et ne faict aultre chose.
"Monseigneur, nous prirons nostre Createur vous donner sa grace et en santé bonne vye et longue.
"A Paris, le xviu° jour de Mars mil vc lu.n
(l) Ghâtillon-sur-Loing, près de Montargis, était la seigneurie propre de l'amiral de Coligny, qui signait le plus souvent du nom de cette terre.
-*■' Ces lettres sont rapportées à l'article ci-dessus CCX.